Drapeaux colorés, badges criards et ballons qui flottent au-dessus de leurs troupes, autant de façons pour les syndicats d'afficher leur identité, de se distinguer au milieu de la foule des manifestants. Du vert pour Sud Rail, du rouge pour la CGT, un mélange de couleurs pour le SNES... L'influence de chacun se mesure à l'aune de la vague de couleur.
Des artifices qui ne parviennent pourtant pas à masquer le manque de représentativité des syndicats français. Notre pays, avec seulement 8% de salariés syndiqués, n'arrive pas à la cheville de la plupart des pays européens en termes de taux de syndicalisation. Dans la fonction publique, 15% des salariés sont affiliés à une organisation syndicale. C'est trois fois plus que dans les entreprises du secteur privé.
Mais selon un rapport de la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) (doc Pdf) daté de 2004, le recul des syndicats, aurait été endigué depuis le début des années quatre-vingt dix. Certains parlent même d'un renouveau du syndicalisme, comme Vincent Delbarre, secrétaire général Union locale CGT de Lille.
L'interview de Vincent Delbarre
Un mouvement aussi mobilisateur que celui du 18 octobre devrait donc apporter un peu de sang neuf parmi les syndicalistes.




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