jeudi 18 octobre 2007

Revue de presse : la grève vue d'Allemagne et d'Angleterre

En Allemagne

A la une de Focus : la grève et les bouchons. Mais des bouchons locaux. Des bouchons bien allemands. Pas un mot sur les perturbations françaises du jour.

Ces belles files de voitures roulent au pas dans tout le pays, d'Hambourg à Munich, loin du périf' parisien.
Les syndicats des conducteurs de train en sont à leur troisième grève en deux semaines. Ils réclament 30% d'augmentation de salaires.

Le Spiegel, quant à lui, n'oublie pas qu'en France aussi, la circulation est souvent délicate aujourd'hui. Allant jusqu'à parler de "chaos attendu au sein des transports", il souligne qu'il s'agit de la première grande épreuve de force entre les syndicats et le président Sarkozy.

Comme le Zeit, le Welt se tourne vers 1995, date de la dernière grande union syndicale. Il rappelle que plusieurs semaines de manifestations étaient venues à bout du Premier ministre, Alain Juppé, et de sa réforme.

Une méthode: le dialogue

Selon le Welt, cette journée de grève est capitale, de son issue dépendrait "le destin de la réforme toute entière". Si Sarkozy devra laisser une place au dialogue, les syndicats eux-aussi devront s'adapter à la méthode du nouveau Président, pressent le quotidien allemand.

Une bonne nouvelle en tout cas pour les partisans de l'Europe : l'union des grèves semble en bonne marche !

Chez nos amis anglais

Nos voisins d'outre-Manche suivent aussi les mouvements sociaux qui se déroulent aujourd'hui en France.
Dans The Independent, on parle de "menace de chaos". Et on s'inquiète de la prolongation des perturbations sur le réseau de transports pour une raison légitime : "Certains syndicats appellent à reconduire la grève vendredi, voire samedi, alors que les supporters de l'équipe anglaise de rugby tenteront de rejoindre Paris pour la finale de la Coupe du monde"...

Même angoisse rugbystique du côté de la BBC, qui s'intéresse aussi aux Vélib, pris d'assaut par les Parisiens. Mais l'information française la plus mise en valeur sur leur site reste l'annonce du divorce présidentiel.

Quant au Guardian, il a choisi de donner la parole à des usagers en colère : "Les syndicats vont trop loin. Ils sont nombrilistes". Tout en reprenant les propos de Christine Lagarde qui "tente de changer la mentalité des Français vis-à-vis du travail". Mais le quotidien n'oublie pas de conclure sur l'échec de la réforme d'Alain Juppé en 1995...

Une chose est sûre, la presse anglaise aura les yeux rivés sur les grèves françaises... au moins jusqu'à la fin de la Coupe du Monde.

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